Avoir peur en avion est bien plus courant qu’on ne le croit, et c’est normal : on a peur de ce qu’on ne connaît pas et de ce qu’on ne maîtrise pas. La bonne nouvelle, c’est que ça se travaille.

Les accidents d’avion sont rares, et le transport aérien n’a jamais été aussi sûr. Mais se le répéter ne suffit pas à faire disparaître la peur. Ce qui aide vraiment, c’est de comprendre ce qui se passe autour de soi pendant le vol. Voici par où commencer.
En bref
Le saviez-vous ?
En 2025, 38,7 millions de vols commerciaux ont été effectués dans le monde, pour 8 accidents mortels.1
Les films et les vidéos sur l’aviation sont nombreux, et la plupart ne reflètent pas la réalité. Pour faire du spectaculaire, les réalisateurs inventent des scénarios toujours plus percutants.
Dans le film Flight, par exemple, le commandant de bord fait une figure de voltige avec son avion de ligne et ses passagers. Dans la vraie vie, ça n’arrive pas : les pilotes suivent des procédures précises à chaque étape du vol, et rien ne ressemble à ce genre de scène.
Et Flight est loin d’être le seul. Dans la grande majorité des films qui parlent d’aviation, les situations et les réactions de l’équipage sont exagérées, voire tout simplement impossibles à bord d’un avion de ligne.
On pourrait même dire : n’interprétez pas du tout. Les bruits, les sensations et les annonces que vous percevez à bord correspondent à des actions de l’équipage, en cabine ou dans le cockpit. Elles ne sont jamais faites au hasard : elles suivent des procédures, et seul l’équipage sait à quoi chacune correspond.
Pour comprendre parfaitement tout ce qui se passe dans un avion, il faudrait :
En tant que passager, on interprète avec ce qu’on sait, et on imagine souvent bien pire que la réalité. Le plus simple est de faire confiance aux professionnels à bord : ils sont formés pour ça, et ils maîtrisent le sujet.
Certains moments du vol inquiètent presque tous les passagers qui ont peur. Pourtant, ils sont parfaitement normaux.
Quelques minutes après le décollage, le bruit des moteurs diminue nettement. Rassurez-vous, tout est normal : les pilotes passent de la puissance de décollage à la puissance de montée, comme prévu. L’avion continue de monter, simplement de façon plus douce, et on peut avoir l’impression qu’il redescend un peu.
Juste après le décollage, puis avant l’atterrissage, on entend des bruits mécaniques sous le plancher. C’est le train d’atterrissage, qui rentre ou qui sort. Les ronronnements et les petits à-coups qu’on entend aussi à ces moments-là viennent des volets, qui modifient la forme des ailes pour voler plus lentement.
Les turbulences sont des mouvements d’air, un peu comme les bosses d’une route pour une voiture. Elles sont désagréables, mais un avion de ligne est conçu pour en supporter de bien plus fortes que celles rencontrées en vol. Les pilotes les anticipent grâce à la météo et allument le signal « attachez vos ceintures » : c’est une simple précaution, pour le confort et pour éviter les chutes en cabine.
Quelques gestes simples font une vraie différence, avant et pendant le vol :
Bon à savoir
N’hésitez pas à dire à l’équipage, en montant à bord, que vous avez peur. C’est très courant, ils ont l’habitude, et savoir qu’ils sont au courant rassure souvent beaucoup.
La grande majorité des peurs en avion viennent d’une méconnaissance de l’avion et de son fonctionnement. Et si on surmontait cette peur par le savoir ?
Ces conseils suffisent souvent quand on a simplement une appréhension. Quand la peur pousse à éviter certains voyages, il faut aller plus loin et la travailler avec quelqu’un. C’est ce que propose le stage peur en avion d’AviaSim : un accompagnement individuel avec un instructeur de vol, dans un cockpit grandeur nature, pour revivre le vol à son rythme. 97 % des participants déclarent une réduction significative de leur peur, d’après le questionnaire rempli en fin de stage.
Avant de vous inscrire à un stage, chez nous ou ailleurs, lisez les questions à se poser pour bien le choisir. Et si vous avez un doute, nos équipes sont là pour vous répondre.
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Non. Un avion de ligne est conçu pour supporter des turbulences bien plus fortes que celles qu’il rencontre en vol. Elles sont inconfortables, mais pas dangereuses pour l’avion. Le seul vrai risque concerne les passagers qui ne sont pas attachés : c’est pour ça qu’on garde sa ceinture bouclée.
Au niveau des ailes : c’est l’endroit où l’avion bouge le moins pendant les turbulences. Si vous vous sentez vite à l’étroit, préférez une place côté couloir.
Oui. Comprendre ce qui se passe pendant le vol suffit souvent à réduire nettement l’appréhension. Quand la peur est plus forte, un accompagnement avec un professionnel permet d’aller plus loin.
Aérophobie : nom donné à la peur de l’avion lorsqu’elle devient assez forte pour gêner ou empêcher les voyages.
Turbulence : mouvement irrégulier de l’air qui fait bouger l’avion. Inconfortable, mais sans danger pour l’appareil.
Train d’atterrissage : ensemble des roues de l’avion, rentré dans la carlingue pendant le vol.
Volets : parties mobiles à l’arrière des ailes, sorties au décollage et à l’atterrissage pour voler plus lentement en toute sécurité.
Personnel navigant commercial : les hôtesses et les stewards, formés à la sécurité des passagers.
1. IATA, rapport annuel sur la sécurité aérienne 2025, mars 2026.